Et si on causait un peu...

02 septembre 2011

" V(o)is sur ton chemin..."

 Il faut du temps parfois, pour trouver son chemin, on n'a pas tous la même vitesse de progression...

Certains sont comme les oiseaux, ils savent d'instinct s'orienter sans carte ni boussole, et sont résistants aux longs trajets. Ils ont conscience du chemin à parcourir parce qu'il savent quels buts ils veulent atteindre.
D'autres, moins familiers de la rose des vents, louvoient et s'égarent à la recherche de balises repères, qu'ils ne savent pas nécessairement reconnaitre quand elles s'offrent à leur vue, et entretiennent  affectueusement leurs rêves...
D'autres encore se laissent balotter au gré des vents et de leurs caprices, et font avec les intempéries de la vie, sans jamais se poser vraiment la question ni du but ni du chemin, juste... ils avancent avec chance ou malchance selon la météo des circonstances...

Cependant la question reste entière : est-ce le but ou le chemin qui importe au bout du compte ?...

Le but n'est peut-être après tout qu'une direction, un cap à suivre pour ne pas se sentir inutile et désemparé, et non une fin en soi, parce qu'une fois le but atteint, le chemin de la vie ne s'arrête pas... Et à ce moment-là, que reste-t-il ?...

 ...LW...

" Allez aussi loin que vous voyez, ensuite vous pourrez voir plus loin..." (J.P. Morgan)

 

Posté par laurencewitko à 01:02 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    Chère amie,

    ce très joli texte de sagesse et de philosophie je l'ai mis sur mon blog ce matin, finalement, le but nous donne une raison d'être et d'avancer, mais ce sont les chemins que l'on emprunte pour y parvenir qui importent...

    Des bises amicales, Bichau

    Posté par Bichau, 09 octobre 2011 à 10:16
  • "la solitude du coureur de fond"

    Bonjour Laurence
    je suis arrivé à votre blog en actionnant le moteur de recheche sur le thème "se mentir à soi-même".
    Je suis un "aîné"(:-p) et j'ai ressenti avec force les enseignements que l'on retire de vos justes remarques fondées sur des lectures philosophiques, bien que, ma vie étant faite, j'ai bien senti que ces aides à la penséeet à la conduite étaient destinées à des moins vieux !
    Eh non, je n'ai (encore ?) pas de site ou de blog.
    Je parcours pas mal de blogs, il est rare que je sois tenté d'apporter un commentaire, et c'est semble-t-il là le problème : être référencé (sur Google) c'est bien...et banal somme toute, avoir un dialogue avec et entre lecteurs ce serait mieux. C'est cette solitude qui me retient et peut-être quelque part me fait peur comme lorsqu'on porte une onomatopée à la bouche d'un puits et qu'on ne recueille que l'écho de sa voix.

    Vous évoquez, dans votre blog précédent, des gens et des oeuvres exemplaires. Un acquis ancien ou récent, souvent séculaire. C'est bien que le web les fasse remonter à nos consciences. Je crois que, en dépit des dangers du fichage de tous ordres (mercantile ou "police-de-la-pensée", etc...) il faudrait arriver à une grande transparence, n'avoir pas peur de se mettre à nu.
    Je dirai pudiquement, pour revenir à "se mentir..." que, s'il faut être ambitieux (?),l'ambition et les incertitudes du succès, nous conduit à nous mentir.
    De même, au seuil de la vie, la négation d'une tare ou d'un handicap physique ou mental est un mensonge. Certes il est trop tard pour moi de me dire je n'aurais pas dû me mentir...et le pire sans doute est que cela m'a fait mentir aux autres.
    Comment avoir cette force solitaire et personnelle dès ses jeunes années ?
    Ah, votre blog m'aurait aidé dans les croisées de chemins...
    Voilà ce que je dis : qui nous lit ou nous écoute...? qui pourrait nous entendre ?
    Merci et bien cordialement
    Jicé

    Posté par jicé, 27 novembre 2011 à 10:13

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