Et si on causait un peu...

04 décembre 2011

Tout le monde à son post(e) !...

" Qui a dit qu'il était facile de conquérir sa liberté ?... Il y a des blessés... et des morts aussi..."
Extrait du film "Deux vies plus une"

 

Parallèlement aux libertés fondamentales mises en place par les droits de l'homme, reste à conquérir la liberté d'être soi, qui elle, n'est régie par aucun texte de loi.
Chacun écrit de sa vie, le texte de cette liberté-là selon les aspirations qui lui conviennent le mieux.
Certains n'éprouvent pas ce besoin, vivre leur suffit ; d'autres, pour leur bien ou pour leur malheur, sont possédés par ce désir de liberté conceptuelle qui transcende les droits fondamentaux de l'être humain pour s'associer à une intuition plus personnelle du sens de la vie et de la recherche de vérité personnelle propre à chacun qui nous incombe alors...

Il n'est jamais facile de défricher un chemin... Conquérir sa liberté, s'affranchir des codes sociaux et moraux, dans le respect à la fois des autres et de soi, est un travail coûteux à plus d'un titre.
Il est souvent difficile de faire admettre que la différence ne met pas en danger la norme, alors que la norme, elle, assassine de son joug plus d'une individualité en toute impunité et légalité, sans que cela ne pose de problème déontologique.
Le poids de la norme fait craquer ceux dont les contours plus marqués ont du mal à se fondre dans le paysage...

La norme est une médiane qui se tend en toile de fond sur nos vies, nos sentiments, nos ressentis, nos agissements... Véritable despote de la conscience, la norme voudrait nous imposer nos façons d'être et de paraître, particulièrement dans les situations ou l'intuition, le doute ou le mal-être nous encouragent à chercher  au fond de nous les remèdes qui nous sauveront plutôt qu'au travers d'un prisme faussé de paillettes sociales pré imprimées...
La conquête de la liberté, c'est arriver à entendre d'abord, puis à laisser s'exprimer cette petite voix de l'intérieur, qui sans cesse nous souffle "Deviens qui tu es..."

Ce qui blesse le plus sur le chemin de la conquête, c'est qu'on en perçoit à la fois l'infinité, l'imprévisibilité et la fragilité au fur et à mesure qu'on avance. On a beau s'y inscrire en maître d'oeuvre, tous les évènements de la vie participent à sa réalisation... et l'ouvrage semble ne jamais devoir trouver aucun achèvement.
Chaque avancée nous mène un peu plus confiant vers un sentiment "d'appartenance de soi à soi"... mais sans jamais sécuriser l'avenir...

Sur les chemins de sa conquête, la liberté sort de la conceptualité, pour nous faire passer de vrais épreuves... 
Il ne suffit pas toujours d'être doué ou déterminé pour y atteindre des sommets, les circonstances spatiotemporelles et sociales contribuent aussi à la réussite, comme à l'échec, de cette entreprise...

 

...LW...

" La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire."
(Gaston Bachelard)

 

Conquérir la liberté d'être soi-même


Posté par laurencewitko à 16:58 - CHEMIN FAISANT... - Commentaires [0] - Permalien [#]

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