Et si on causait un peu...

03 décembre 2011

Compétence existentielle...

" Mieux vaut une conscience tranquille qu'une destinée prospère. J'aime mieux un bon sommeil qu'un bon lit."
Victor Hugo

Dans le monde du paraitre qui est le nôtre, se trouvent parfois des choix à faire en nos âmes et consciences... selon l'itinéraire qu'on préfère suivre... la voie rapide express ou bien les chemins de découverte où il fleure bon s'émerveiller et apprécier d'y insuffler son propre rythme.
Je revendique de ne pas être une "salariée de la vie", dans le sens où je refuse de perdre ma vie à me faire croire que je la gagne. Je refuse de vivre à temps partiel avec des pensées parasitées par des problématiques qui, sorties de leur contexte professionnel, quand on y réfléchit avec un peu de recul, sont d'un ordre tout à fait mineur pour la survie de la planète et l'épanouissement personnel...

Vous me direz que c'est bien joli, mais qu'il faut quand même "gagner" sa vie...
"Gagner" sa vie, certes, mais en gardant à l'esprit qu'elle reste courte et fragile, et qu'à remettre à plus tard ses propres besoins d'équilibre, on court le risque de passer à côté de sa vie...
Et qu'est-ce qui nous dédommage quand on s'aperçoit que le temps a filé plus vite que ce que l'on prévoyait, et
que ce qui est derrrière est irrémédiablement dédié au passé sans fonction "back up" possible ?...

S'investir dans son travail est un essentiel gage de réussite, mais céder à l'appât du "toujours plus" est un leurre dangereux... L'accumulation matérielle n'apaise pas l'esprit.
En toutes choses, il faut savoir garder la mesure : gagner plus d'argent que ce que l'on a le temps de dépenser dans l'espace d'une vie est un désir stérile et idiot...
On peut effectivement être le mort le plus riche du cimetière, mais est-ce qu'on y est mieux traiter par les petits vers qui nous y dévorent ?...

Les regrets, par nature, arrivent toujours trop tard...
Pointant de leur amertume les choix que nous avons faits à un moment ou à un autre, ils rendent une sentence irrévocable au goût prononcé d'erreur ou d'échec... Pour ne pas s'exposer à leur lancinante pulsation, savoir garder la mesure est, me semble-t-il,  une compétence existentielle primordiale à acquérir.
Le stress entrave sérieusement nos capacités de réflexion et d'action. Sous son emprise, on se laisse facilement happer dans des logiques de raisonnement qui ne nous appartiennent plus... et qui, au final, ne nous conviennent pas...

Vivre est aussi une priorité importante à laquelle il faut savoir consacrer une partie de son budget temps...

.../LW...

" Rire souvent et beaucoup ; gagner le respect des gens intelligents et l'affection des enfants ; savoir qu'un être a respiré plus aisément parce que vous avez vécu... C'est cela réussir sa vie."
(Ralph Waldo Emerson)

 

BICHAU Blog : L'ex millionnaire est un smicard heureux


Posté par laurencewitko à 01:45 - LA VIE EST COURTE... - Commentaires [0] - Permalien [#]

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